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Blog citoyen sur la ville de Sevran

vendredi 9 mai 2008

Sevran abonné aux faits divers :(


Pour 20minutes, "Sevran toujours à l'heure des dealers".

mercredi 7 mai 2008

Contester un procès verbal gratuitement




Alors que notre pouvoir d'achat baisse de jour en jour et que les pv pleuvent (faisant encore baisser notre pouvoir d'achat), voici un nouveau site qui va faire (et fait déjà) beaucoup de buzz et d'audience : Aaallopv.com. Le texte de la page d'accueil explique bien le concept du site :
Vous faites partie des personnes qui en ont assez de payer parfois ou souvent injustement vos PV, vous préféreriez utiliser votre argent pour vos besoins personnels ?

Sachez que la réglementation des procès verbaux est très stricte et qu'il existe de nombreux cas ou ils peuvent être contestés voire annulés.

AaalloPV.com vous permet de générer le courrier nécéssaire à cette contestation et il ne vous restera plus qu’à l’expédier. Ne payez plus vos PV directement, contestez les, cela vous évitera des dépenses inutiles !
http://www.aaallopv.com/

mercredi 30 avril 2008

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Technorati Profile

Deux policiers légèrement blessés par des jets de projectiles

Deux policiers ont été légèrement blessés mardi soir dans le quartier sensible des Beaudottes à Sevran (Seine-Saint-Denis) par des jets de projectiles.
Un policier a été légèrement blessé à la cheville et l'autre légèrement blessé au bras après des jets de projectiles.
Le syndicat Unsa-police a condamné mercredi dans un communiqué «ces actes gratuits commis à l'encontre de membres des forces de l'ordre appelés dans ce quartier sensible», pour «porter assistance à la victime d'un vol».
Il demande que «tout soit mis en oeuvre afin que les auteurs de ces violences soient interpellés» et «déférés devant la justice au plus vite», souhaitant que «des actions moins médiatiques et plus efficaces soient menées pour mettre fin à ces agressions».

Une vaste opération de police avait été menée le 23 avril à la cité des Beaudottes, un quartier sensible récemment décrit par les renseignements généraux comme étant «sous la coupe réglée» de dealers. Elle avait donné lieu à de faibles saisies de drogues, ainsi qu'une arme de quatrième catégorie, un gilet pare-balles et plusieurs véhicules volés.
Étonnante cette surmédiatisation des évènements des Beaudottes écrit dans Le Parisien. Pierre Bourdieu écrivait à peu près ceci : "comme leurs noms l'indiquent, les faits divers servent à faire diversion".

dimanche 27 avril 2008

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La police squatte les cages d'escaliers


Article de 20minutes:

Un véritable bras de fer s'est engagé entre les trafiquants des Beaudottes, à Sevran (93), et la police. Après la vaste opération antidrogue menée mercredi soir dans le quartier par quelque 350 fonc­tionnaires, l'ambiance était tendue hier. Des CRS ont monté la garde une bonne partie de la journée à l'entrée de plusieurs cages d'escalier pour éviter que des dealers cagoulés ne les réinvestissent. Dans l'après-midi, au moins deux véhicules ont été brûlés.

L'intervention, qui a mené à l'interpellation de quatre individus et à la saisie d'un kilo de cannabis, visait plus particulièrement douze logements squattés où certains trafiquants avaient établi leurs QG pour diriger en toute impunité leurs réseaux. Ils n'hésitaient pas à s'y réfugier en cas de courses-poursuites avec les forces de l'ordre.

Depuis juillet 2006, l'installation de ces zones de non-droit avait instauré une atmosphère délétère dans ce quartier de dix mille habitants, entièrement réhabilité pour vingt-cinq millions d'euros.

18 agressions en 18 mois

Témoins de ces allers et venues, les gardiens des immeubles, tous gérés par l'unique bailleur des Beaudottes Immobilier 3F, étaient devenus des cibles idéales de représailles. Après dix-huit agressions physiques recensées en l'espace de dix-huit mois, l'organisme a décidé fin mars de retirer les onze gardiens et trois agents du quartier, victimes de jets de pierres, d'agressions au gaz lacrymogène et de menaces de mort. «Deux d'entre eux avaient déjà exercé leur droit de retrait. Plusieurs réunions nous ont conduits à prendre cette décision. Ça n'était jamais arrivé», explique Jean-Marie André, directeur général adjoint d'Immobilier 3F. Désormais, des sociétés extérieures viennent entre 6h et 10h effectuer les tâches ménagères. Une équipe de quatre agents du groupe 3F gère l'administratif dans la journée. «Tant que nous ne constaterons pas une situation pérenne de calme, les gardiens ne réintégreront pas leurs loges», poursuit-il.

Un quartier dirigé par les délinquants

Après cette décision extraordinaire, les événements se sont accélérés. Début avril, une note des Renseignements généraux (RG) décrivait les Beaudottes comme un quartier sous «la coupe réglée» d'une «minorité de délinquants» où il fallait agir.

Si le maire PCF de Sevran, Stéphane Gatignon, se félicite de l'intervention de mercredi soir, il s'interroge sur les tenants et les aboutissants. «Est-ce une opération de force pour montrer au bailleur que les policiers sont présents, est-ce une enquête du groupe local de traitement de la délinquance lancé en septembre de 2007 qui a abouti? On ne sait pas très bien aujourd'hui», a-t-il réagi. «J'espère que les choses vont bouger. Il n'y a pas de solution miracle, tout le monde doit réinvestir le quartier en force, y compris le bailleur.» Hier soir, deux individus étaient toujours en garde à vue à la brigade des stupéfiants de la PJ parisienne.

Carole Bianchi
20 Minutes, éditions du 25/04/2008 - 07h18
dernière mise à jour : 25/04/2008 - 15h33

Le maire de Sevran ne veut pas d'une police qui "joue au coq"


Au lendemain de l'opération antidealers menée par 350 policiers dans le quartier des Beaudottes à Sevran, le maire communiste Stéphane Gatignon revient sur les difficultés que connaît sa municipalité, devenue une véritable plaque tournante du réseau de trafic de drogue en Ile-de-France.
L'élu PC, qui ignorait tout de l'intervention coup de poing menée mercredi soir, s'est déclaré "pour des opérations répressives, si elles ne sont pas de simples coups médiatiques".

Retrouvez la vidéo de notre maire sur le site du Parisien.

jeudi 24 avril 2008

Au moins quatre mises en garde à vue après l'opération de Sevran

Une importante opération anti-drogue se déroulait mercredi soir à Sevran (Seine-Saint-Denis). Achevée à 21h, elle a donné lieu à au moins quatre mises en garde à vue. Environ 350 policiers sont intervenus dans ce quartier récemment décrit dans une note des Renseignements généraux (RG) comme étant «sous la coupe réglée» de trafiquants de drogue. Un dispositif policier devait être maintenu toute la nuit de mercredi à jeudi.

Quartier entièrement bouclé

Le quartier a été entièrement bouclé, ses accès filtrés pendant que des policiers pénètrent dans «une vingtaine de cages d'escaliers» de cette cité connue depuis des années pour être une plaque tournante du trafic de drogue de l'Est parisien, et qui était en 2008 dans une «situation explosive», selon les RG.

L'objectif des policiers serait notamment de prendre le contrôle des appartements utilisés comme cache ou laboratoire de drogue.

L'opération, qui s'est déroulée en présence du préfet et du procureur de la République de Bobigny, «est le résultat des enquêtes menées depuis des mois» dans le cadre du Groupe local de traitement de la délinquance antidrogue, opérationnel depuis septembre 2007 à Sevran, a expliqué la source policière à l’AFP.

Source :
20Minutes.fr, éditions du 23/04/2008 - 21h43
dernière mise à jour : 23/04/2008 - 22h14
Petit calcul rapide :
350 policiers pour 4 interpellations = 87,5 policiers par interpellation !

lundi 21 avril 2008

Le Ministère de la culture lance un moteur de recherche sémantique


Le ministère de la culture a mis en ligne un nouvel outil de diffusion très performant : un moteur de recherche sémantique, guichet unique d'accès en ligne aux données patrimoniales.

Accès : inclus dans le portail culture http://www.culture.fr. il est accessible à partir de l'onglet « Collections» : www.culture.fr et donne accès à trois millions de notices et deux millions d'images de données patrimoniales.

Par une interrogation unique, le moteur «Collections» recherche dans trente sources documentaires différentes et affiche l'ensemble des résultats par ordre de pertinence.

Les bases intégrées sont mentionnées dans la rubrique "Sources documentaires intégrées", .

Les domaines les plus divers sont couverts : architecture, monuments historiques, archives, archéologie, préhistoire, objets mobiliers, peinture, sculpture, gravure, dessin, enluminures, arts du spectacles, ethnologie, plans, cartes, cartes postales, sceaux, photographie, patrimoine numérique, patrimoine industriel, patrimoine ferroviaire, patrimoine maritime et fluvial, voyages, théâtre, musique, danse, outre-mer, art africain, art océanien, art amérindien, événements, célébrations nationales ....

Les sources documentaires sont de natures variées : bases de données, sites Web (statiques et dynamiques), publications électroniques.

Ce moteur intègre à différents niveaux les techniques linguistiques, sémantiques, mathématiques et structurées qui font la qualité d¹un moteur de recherche.

Il cumule :
* analyse morpho syntaxique (trouver les mots sous toutes leurs formes en évitant les ambiguïtés)
* corrections phonétiques et orthographiques (qui pour des raisons précises ne peuvent pas fonctionner à tous les coups, fonction des fautes présentes dans les documents, par exemple)
* analyse sémantique afin d¹améliorer l'ordre de présentation des réponses dans la mesure du possible et d'apporter des élargissements par le sens de nombreuses autres expansions associés à des fonctionnalités variées et paramétrables (synonymie, reformulations, listes de termes, etc.)

Le ministère de la culture et de la communication produit de longues années des données d'une grande richesse, qu'il s'agisse de publications électroniques, d'inventaire ou de patrimoines numérisés.

L'accès à ces données était jusqu'à présent cloisonné et conçu pour des publics spécialisés. Plus de 240 sources documentaires (bases de données : Joconde, Mérimée, Mémoire.... ; sites Web : célébrations nationales, grands sites archéologiques) ; ou encore des oeuvres multimédias restent encore aujourd'hui difficilement accessibles sauf pour un public averti.

La réalisation du projet a débuté en novembre 2007. Le choix s'est porté sur le moteur sémantique « Intuition » de la société Sinéqua.

Le projet a été piloté par la maîtrise d'ouvrage transverse documentaire. Un groupe Projet a été constitué représentant les directions des archives de France, de l'administration générale, de l'architecture et du patrimoine, des musées de France, du livre et de la lecture, de la mission de la recherche, de la délégation générale à la langue française, du département de l'information et de la communication.

Il s'est déroulé en deux phases, avec l'intégration de quatorze sources mises en ligne en avril 2007 et en août, de seize nouvelles sources documentaires.

Cette somme documentaire, entreprise depuis plus de trente ans par le ministère de la culture et de la communication en liaison avec ses principaux partenaires et notamment les collectivités territoriales, se poursuit et s'enrichit régulièrement de nouvelles données.

Source : Liste de diffusion [BIBLIO.FR]

Portrait de Meriem Benammour, l'écrivain public de Sevran


Elle s'appelle Meriem Benammour, la bien-nommée. L'écrivain public de Sevran n'est pas seulement gentille, pimpante et gaie, elle est la fille du quartier qui a réussi, celle qui est restée dans cette ville de 50 000 habitants, en tête du classement des voitures brûlées à chaque réveillon, en Seine-Saint-Denis.

Les médecins généralistes désertent ses cités, et, depuis le 9 avril, quatorze gardiens de 1 200 appartements de la cité des Beaudottes ont abandonné leur poste, effrayés par les intimidations des dealers. Derrière la lourde porte blindée qui se cache dans un recoin de la cité Rougemont, le bureau de Meriem, lui, ne désemplit pas.

On vient chez elle les bras chargés de cabas - le quotidien du banlieusard sans travail ni voiture, qui balade sa journée avec lui - et, dans un sac en plastique, du "mauvais" courrier de la semaine. L'écrivain public écoute patiemment ses visiteurs - surtout des mères de famille. Elle jongle avec elles dans la langue des administrations, puis glisse vers son ordinateur. "Ça te paraît bon ou pas ?", demande-t-elle toujours délicatement avant d'imprimer sa lettre.

Evidemment, on vient dans son "cabinet" pour bien plus que ça. Entre deux "dossiers", elle encourage et rassure les mères des cités. "Comme on dit chez nous, "kol wahed ou zahro !", chacun est sa chance !''", dit Meriem Benammour en souriant. Ici, on ne s'épanche pas - la pudeur de la banlieue -, mais on raconte un peu de la dureté du quotidien. De son bureau, Meriem Benammour a l'une des meilleures vues sur la banlieue.

Lundi 14 janvier : le casse-tête du permis de conduire.

Avec son fin diamant dans le nez, A. a des airs d'adolescente, mais pourtant elle élève déjà seule ses trois enfants. Son gros souci : elle ne conduit pas. Pour un travail en Seine-Saint-Denis, c'est important de pouvoir se déplacer : le département est grand, la Carte orange coûte cher, et, entre deux RER, le bus s'attend si longtemps. "Ici, on apprend la patience." Le conseil général vient de lui accorder une aide financière pour payer son permis de conduire au Raincy : 1 000 euros les vingt séances.

Mais A. a trouvé entre-temps un petit boulot, à la cantine d'une école de Sevran, où elle aide de 11 heures à 13 heures. Pourquoi, en banlieue, même les bonnes nouvelles ne rendent pas toujours la vie simple ? Pourquoi les équations sont-elles toujours plus compliquées à résoudre qu'ailleurs ? Pour être à 11 heures à Sevran en partant du Raincy, il faut partir une bonne heure plus tôt. Comment caser l'heure d'auto-école, "puisqu'il faut accompagner les gamins à l'école, à 8 heures et demie, et aller les chercher à 4 heures et demie" ? A. attend du conseil général une réponse à cet insoluble casse-tête.

Lundi 21 janvier : la promesse du soutien-gorge.

Madame L. est une habituée du cabinet de Rougemont. La jeune Africaine a longtemps vécu dans des squatts - à Montreuil, à Bagnolet -, mais ses deux enfants ont toujours été scolarisés à Sevran. Lorsqu'elle rappelle leur âge, elle ajoute étrangement : "Mais je les habille en 10 et 14 ans." Elle est une habituée des dons de vêtements.

Suite aux lettres de Meriem, elle a obtenu une chambre dans un hôtel meublé de la ville dont le prix est acquitté directement par les services sociaux du conseil général. "C'est grâce à vous, je vous remercie, répète-t-elle à peine assise face à l'écrivain public. Déjà, le trajet de deux heures le soir et le matin, c'est en moins. Là, les enfants ont le temps de faire leur travail le soir et de prendre les corn flakes le matin. Ils sont moins fatigués."

Elle est maquillée, porte de jolis anneaux aux oreilles. Mais elle est "fatiguée" de porter ses sacs, d'aller encore à la Sécu, où on refuse sa prise en charge, parce que les papiers promis ne sont pas là. "C'est long. Je ne fais que ça, aller à la préfecture. En plus on m'a dit de ne pas y aller toute seule : on ne sait jamais, avec tout ce qu'on voit à la télé qui arrive aux sans-papiers..."
  • - Vous êtes angoissée, mais vous avez une décision du tribunal qui dit que vous allez avoir vos papiers, rassure Meriem.

  • - Ce qui m'angoisse, c'est ma Sécu qui n'est plus valable depuis le 31 novembre. Madame, on va vous écrire, on va vous écrire, c'est toujours la même chose, je ne sais plus quoi faire. Je vais toujours au service du contentieux. Demain, je vais passer aux Restos du coeur. C'est à côté, je referai un saut.

  • - On avance à petits pas dans cette affaire..., tente Meriem.

  • - Le positif, c'est l'accord du tribunal. Je l'ai toujours sur moi. Heureusement, ça m'encourage, parce que là je peux pas trouver de boulot.

  • - ... On avance par étapes. Maintenant au moins, vous êtes sur Sevran.

  • - Ça dure depuis 2003, répond Mme L. Moi, je voudrais un jour avoir un petit chez-moi. Comme tout le monde. Des fois je me sens épuisée. A l'hôtel, je peux pas faire la cuisine. L'aide financière, c'est pour que je puisse payer la cantine des enfants. Chaque 15 du mois, y'a plus rien. Aux Restos du coeur, je prends toujours des boîtes, des raviolis et tout ça ; et des choses comme ça, parce que à l'hôtel je peux pas faire à manger. Je peux pas faire la cuisine, alors je vais pas au marché."
Mme L. prend son petit bloc Rhodia pour noter son prochain rendez-vous avec Meriem. Un petit caillou blanc dans son emploi du temps aussi désolé que la cour de béton de la cité qui s'ouvre devant elle. "Sevran, grâce à vous, j'espère y rester longtemps pour de bon. Les squatts, ça a été dur. Souvent je me réveille, je suis encore dedans. C'est un peu traumatisant." Avant d'affronter le froid, elle vérifie, la main sur son soutien-gorge, que son accord de régularisation est bien là, plié en quatre. De profil, quand elle s'éloigne, la promesse fait une petite pique sous son soutien-gorge.
Source: Le Monde

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